L’enrichissement des repas

Pourquoi enrichir les repas ?

Pour de multiples raisons médicales, vous serez sûrement amenés à l’enrichissement des repas de votre enfant. En effet, les différentes pathologies liées au syndrome de VACTERL peuvent rendre la prise des repas difficile. L’atrésie de l’œsophage engendre des reflux, une mauvaise tolérance de l’estomac à recevoir de grandes quantités, un passage difficile des morceaux ou même un rejet de la nourriture de la part de l’enfant. Les problèmes cardiaques peuvent aussi le fatiguer rapidement.

C’est pourquoi, chaque bouchée prise est une petite victoire ! Autant en profiter pour apporter à votre enfant toutes les calories dont il a besoin.

Tout enrichissement devra être supervisé par les médecins et les nutritionnistes et ne remplace pas une alimentation entérale complémentaire (voir article dédié) mais c’est un bon coup de pouce pour une prise de poids sereine et continue !

Il est toutefois déconseillé de trop goûter aux assiettes préparées car ce sera de longues semaines de régime qui vous attendent …

Comment réussir l’enrichissement des repas ?

l'enrichissement des repas - Les nutrimentsLes calories sont apportées par trois principaux nutriments :

Lipides : huiles végétales, beurre, margarine, crème fraîche,…

Glucides : Pour les sucres lents : pâtes, riz, pomme de terre, pain,…
Pour les sucres rapides : sucre, miel, confiture, sirop,…

Protéines : viandes, poissons, œufs, produits laitiers (fromages, yaourts)

Il existe également des compléments alimentaires « tout prêts », tels que la maltodextrine pour les glucides ou des boissons hyper protéinées comme le lait infantile Infatrini.

Avant la diversification alimentaire, un bébé a besoin exclusivement de lait maternel ou en poudre. Pour enrichir ses biberons, voici ce qui peut être ajouté :

  • Une dosette de maltodextrine
  • Des céréales infantiles « nature » ou pour donner du goût
  • Une mesure de lait en poudre supplémentaire par rapport au volume d’eau

En apportant des calories supplémentaires, les céréales permettent aussi d’épaissir le lait et ainsi de limiter les reflux.

Les médecins nous recommandaient également d’ajouter un peu d’huile dans le biberon mais le mélange huile/lait me paraissait techniquement difficile et gustativement infâme. Nous avons donc utilisé pendant quelques temps du Liquigen, c’est une émulsion d’huile qui se mélange beaucoup mieux au lait mais qui reste somme toute infâme. Délivrée uniquement sur prescription médicale, cela peut malgré tout permettre d’apporter plus de lipides.

Avec du recul, je pense que trop d’enrichissement, tue l’enrichissement ! Les biberons d’Elise étaient tellement « complets » (et surtout simples à préparer !) qu’elle peinait à les boire, sûrement à cause du goût. Elle ne semblait jamais avoir faim comme si la digestion de ces biberons de « compèt » lui prenait la journée… Elle a très vite boudé le lait pour ne vouloir que des purées, yaourts ou compotes.

Après la diversification alimentaire, il faut suivre les recommandations « normales » données par votre pédiatre ou par votre bon sens. Pensez simplement à toujours rajouter par ci par là des glucides, lipides et protéines.

Pour les purées, vous pouvez faire cuire les légumes dans du lait et mixer l’ensemble. Ajoutez toujours un peu de beurre, de crème fraîche entière ou d’huile. Le fromage est aussi un super allié ! Emmental, chèvre frais, parmesan,… ils donnent du goût (et surtout des calories !).

L'enrichissement des repas - Les huilesPetite parenthèse, il est recommandé de varier le type d’huile végétale pour apporter tous les nutriments nécessaires à l’organisme. Voici un récapitulatif de ce qu’apporte chaque huile :

  • L’huile de noix : le meilleur rapport oméga 6/oméga 3
  • L’huile de colza : la championne des oméga 3
  • L’huile de tournesol : pauvre en oméga 3 mais riche en vitamine E
  • L’huile d’olive : oméga 9 et vitamine K au menu
  • L’huile de noisette : vitamines A et E pour un cerveau en pleine forme
  • L’huile de pépin de raison : imbattable sur les oméga 6

Comme pour toute alimentation, il faut varier les plaisirs !

Pour les desserts, pensez au miel (après un an) dans les yaourts natures, aux confitures. Privilégiez les yaourts au lait entier. Quand votre enfant est plus grand, faites lui plaisir avec des crêpes, des beignets, des glaces, des riz au lait, des moelleux au chocolat ou autres tentations sucrées auxquelles je ne résiste pas… sans oublier les compotes de fruits frais avec un peu de sucre vanillé ! Miam !

Pour vous donner une idée, voici une journée type des repas d’Elise :

Matin

1 yaourt de 125g au lait entier (vanille ou fruits)

1 compote mélangée avec un petit beurre écrasé

Midi

200g de purée (légume + féculent + viande ou poisson) mixée avec du lait ou de la crème fraîche

+ 1 cc d’huile

+ 1 dosette de maltodextrine

1 yaourt de 125g au lait entier (vanille ou fruits)

Goûter

1 yaourt de 125g au lait entier (vanille ou fruits) ou un fromage blanc aux fruits

1 compote

Soir

200g de purée (légume + féculent + viande ou poisson) mixée avec du fromage

+ 1 cc d’huile

+ 1 dosette de maltodextrine

1 compote

Pour information, elle a 15 mois et commence à prendre les tout petits morceaux.

Nous essayons de varier les goûts en veillant toujours au bon fonctionnement de son transit (Dieu bénisse les épinards et le coing !). Ce schéma fonctionne pour nous, notre fille prend du poids doucement et sûrement et ne semble pas montrer de blocage face à la cuillère. L’introduction des morceaux sera notre prochain cheval de bataille…

Pour aider à enrichir les repas de votre enfant et lui donner envie de manger, de bonnes astuces sont à glaner sur internet, notamment au sein du groupe Facebook « Recettes et astuces culinaires pour nos enfants AO ».

N’hésitez pas à mettre en commentaires vos idées ou vos recettes et à vos fourneaux !

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