médicaments du quotidien qui endommagent discrètement vos reins

De nombreux traitements courants, souvent utilisés en automédication ou prescrits pour des douleurs chroniques, peuvent exercer une pression silencieuse et cumulative sur la fonction rénale. Après 45 ans, le rein devient progressivement plus vulnérable à cause d’une perte naturelle de néphrons et d’affections associées comme l’hypertension ou le diabète. Comprendre les mécanismes d’endommagement, repérer les situations à risque et adopter des gestes de prévention réalistes au quotidien permet de réduire significativement la probabilité d’une insuffisance rénale progressive. Cet éclairage pratique s’adresse aux personnes qui gèrent une charge familiale, un traitement chronique ou qui recourent régulièrement à des antalgiques et protecteurs gastriques. Les informations proposées sont informatives et orientées vers la sécurité : elles ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

En bref — points clés à retenir :

  • 🩺 Médicaments courants (antalgique, anti-inflammatoires, IPP, certains antibiotiques) peuvent être toxiques pour les reins en cas d’usage prolongé ou combiné.
  • 💧 Déshydratation et âge (>45 ans) multiplient le risque d’aggravation rénale.
  • 📋 Tenir une liste de tous les médicaments et demander une surveillance rénale (créatinine, eGFR, analyse d’urine) avant et pendant un traitement à risque.
  • 🛑 Éviter l’automédication prolongée ; consulter en cas d’utilisation répétée d’antalgiques ou d’un protecteur gastrique.
  • 🔁 Réviser régulièrement les traitements avec le médecin ou le pharmacien pour réduire la néphrotoxicité cumulée.

Comment les médicaments du quotidien provoquent un endommagement rénal silencieux

Le rein assure la filtration du sang, l’élimination des déchets métaboliques et le maintien de l’équilibre hydrique et électrolytique. Cette fonction repose sur des unités filtrantes appelées néphrons. À partir de 45 ans, la quantité de néphrons fonctionnels diminue progressivement et la capacité de filtration s’atténue, rendant l’organe plus vulnérable aux agressions externes, dont certains médicaments dits néphrotoxiques.

Les médicaments peuvent affecter le rein par plusieurs mécanismes distincts. Certains réduisent le flux sanguin rénal (effet hémodynamique) : lorsque l’apport sanguin décroit, les tissus rénaux “suffoquent” et se détériorent. D’autres favorisent la formation de cristaux qui obstruent les tubules ; ces cristaux peuvent apparaître quand certains médicaments ou leurs métabolites précipitent dans l’urine, surtout en cas de déshydratation. Des réactions immuno-allergiques provoquent une inflammation interstitielle aiguë, souvent silencieuse au départ. Enfin, certains composés entraînent une toxicité directe des cellules tubulaires, altérant la capacité des reins à concentrer l’urine et à éliminer les déchets.

La progression de ces lésions est souvent lente et sans symptôme apparent jusqu’à un stade avancé. C’est pourquoi l’endommagement rénal peut passer inaperçu dans la vie quotidienne : fatigue diffuse, œdèmes discrets ou augmentation de la tension artérielle peuvent être attribués à d’autres causes, retardant la détection. Par conséquent, l’usage répété d’antalgiques, de protecteurs gastriques ou d’autres traitements sans surveillance peut accélérer la transition vers une insuffisance rénale chronique.

Illustration concrète : Claire, 52 ans, coordonnatrice et mère de deux adolescents, souffre de lombalgies intermittentes depuis plusieurs années. Elle prend des antalgiques achetés en pharmacie au moindre épisode douloureux et ajoute parfois une crème anti-inflammatoire locale. Après une canicule, une période de déshydratation et la prise simultanée de plusieurs médicaments, elle remarque une fatigue inhabituelle. Une analyse sanguine révèle une augmentation discrète de la créatinine — signal d’alerte précoce d’un dysfonctionnement rénal. Cet exemple montre comment des éléments banals du quotidien (douleur, chaleur, automédication) s’additionnent pour menacer silencieusement les reins.

Points pratiques :

  • 🔎 Observer les situations de déshydratation (chaleur, diarrhée, effort prolongé) comme des facteurs qui aggravent la toxicité médicamenteuse.
  • 📋 Évaluer régulièrement la liste des traitements, y compris les produits sans ordonnance et les compléments.
  • 🩺 Demander une surveillance rénale avant d’entamer un traitement répété si vous avez plus de 45 ans ou des facteurs de risque (hypertension, diabète).

En synthèse, la combinaison d’un déclin physiologique lié à l’âge, d’affections chroniques et d’une exposition répétée à des molécules potentiellement toxiques crée un terrain propice à un endommagement rénal silencieux. Agir sur ces leviers réduira le risque d’évolution vers une maladie rénale plus avancée. Cette analyse conduit naturellement à s’intéresser aux classes de médicaments les plus à risque et aux gestes de prévention simples et adaptables à la vie familiale.

Les classes de médicaments du quotidien à surveiller pour la néphrotoxicité

Plusieurs familles de médicaments, couramment utilisées, sont associées à un risque de néphrotoxicité. Connaître ces classes et leurs mécanismes facilite la prévention et la discussion avec les professionnels de santé. Voici une présentation structurée, avec des exemples concrets et des situations typiques rencontrées dans la vie familiale.

1) Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : ces médicaments réduisent la production de prostaglandines, des médiateurs qui participent au maintien du flux sanguin rénal. En situation de baisse de volume (déshydratation, insuffisance cardiaque), l’effet vasoconstricteur peut provoquer une chute du débit rénal. Les AINS incluent des molécules vendues sans ordonnance et des formulations topiques. Même les crèmes peuvent contribuer si la peau est lésée ou si l’utilisation est massive.

2) Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : utilisés pour protéger l’estomac, certains travaux associent une prise prolongée d’IPP à un risque accru d’atteinte rénale interstitielle. Cette lésion peut être d’apparition insidieuse et se révéler par une augmentation de la créatinine ou par une protéinurie.

3) Antibiotiques néphrotoxiques : certaines classes, comme les aminoglycosides, sont bien connues pour leur toxicité tubulaire. D’autres antibiotiques, selon la dose et la durée, peuvent provoquer des réactions interstitielles. L’utilisation simultanée de plusieurs antibiotiques ou l’association à d’autres médicaments à risque augmente la probabilité d’un effet néfaste.

Lisez aussi  Que faire avec une ordonnance périmée ? Conseils et alternatives

4) Produits de contraste iodés : utilisés en imagerie, ils peuvent déclencher une insuffisance rénale aiguë chez des personnes fragiles, surtout si la déshydratation est présente. La prévention passe par une évaluation préalable du risque et une hydratation adaptée, décidée par le praticien.

5) Diurétiques et médicaments affectant l’hémodynamique : en provoquant une baisse du volume intravasculaire ou en modifiant la perfusion rénale, certains diurétiques et associations médicamenteuses peuvent précipiter une insuffisance rénale aiguë, surtout en cas de prise conjointe d’AINS ou d’inhibiteurs du système rénine‑angiotensine.

6) Certains analgésiques combinés et substances hépatotoxiques : la combinaison d’analgésiques ou la répétition d’anti-douleurs sur de longues périodes peut créer une surcharge toxique sur le rein, notamment quand ils sont associés à d’autres facteurs de risque.

7) Médicaments de longue durée comme le lithium ou certains traitements oncologiques : bien que moins “du quotidien”, ces traitements nécessitent une surveillance rapprochée de la fonction rénale.

Classe 🧾 Mécanisme d’atteinte 🧪 Situation à risque ⚠️
Anti-inflammatoires (AINS) Réduction du flux sanguin rénal (hémodynamique) Déshydratation, âge >45 ans, insuffisance cardiaque
IPP (protecteurs gastriques) Inflammation interstitielle possible Usage prolongé, polythérapie
Aminoglycosides (antibiotiques) Toxicité tubulaire directe Dosage élevé, insuffisance rénale préexistante
Produits de contraste Ischémie rénale et toxicité osmotique Déshydratation, diabète, eGFR bas

Ce tableau synthétise les classes à risque; il sert de base pour une discussion avec le médecin traitant ou le pharmacien. Pour ceux qui utilisent régulièrement des topiques anti-inflammatoires, il est utile de rappeler que l’absorption systémique peut parfois contribuer à la charge globale de molécules potentiellement toxiques pour le rein — voir aussi les précautions liées aux pommades anti-inflammatoires pour l’arthrose pour mieux comprendre les usages locaux et leurs limites : utilisation des pommades anti-inflammatoires.

Attention aux interactions : l’association de deux ou trois médicaments modérément néphrotoxiques peut aboutir à un risque combiné beaucoup plus élevé que la somme des risques individuels. Une revue médicamenteuse régulière est une mesure préventive simple et efficace.

Insight : connaître les familles de médicaments et leur mécanisme permet d’anticiper le risque et de demander une surveillance adaptée, surtout après 45 ans, âge où la fonction rénale décline naturellement.

Facteurs personnels et situations courantes qui augmentent le risque d’insuffisance rénale

La susceptibilité à l’endommagement rénal ne dépend pas uniquement des médicaments. Des facteurs individuels et contextuels jouent un rôle majeur et modifient l’impact d’une même molécule d’une personne à l’autre. Identifier ces facteurs aide à prioriser la surveillance rénale et les mesures de prévention.

Facteurs liés à l’âge : après 45 ans, la fonction rénale tend à diminuer progressivement. Cette atténuation découle d’une perte physiologique de néphrons et d’une réduction de la capacité de filtration glomérulaire. En pratique, une personne de 50–60 ans aura une réserve rénale moindre qu’une personne plus jeune et affichera une moindre tolérance aux variations hydriques et médicamenteuses.

Affections chroniques : l’hypertension artérielle et le diabète sont deux des principales causes associées à la détérioration rénale. Elles fragilisent les vaisseaux rénaux et augmentent la probabilité que des médicaments à faible toxicité apparente deviennent délétères. L’obésité, les maladies cardiovasculaires et certaines pathologies auto-immunes constituent aussi des facteurs prédictifs.

Épisodes aigus : la déshydratation (due à une canicule, à des gastro-entérites, à un effort excessif) est un déclencheur fréquent d’insuffisance rénale aiguë surtout en présence d’AINS ou de diurétiques. Les interventions chirurgicales, les infections sévères et les épisodes de choc sont également des situations à haut risque.

Polythérapie et automédication : l’addition de médicaments prescrits, de produits en vente libre et de compléments alimentaires augmente le risque d’interactions et de surcharge néphrotoxique. Les patients prenant plusieurs traitements devraient systématiquement présenter leur liste complète à chaque professionnel de santé rencontré.

Conditions socio-familiales : la charge mentale et les contraintes quotidiennes (temps, transports, garde d’enfants) réduisent souvent la capacité à organiser une surveillance régulière. Pour un parent épuisé, il est plus difficile de planifier un bilan sanguin ou de repérer des signes discrets d’alerte. Un accompagnement bienveillant et des solutions pratiques (prise de rendez-vous en pharmacie, bilans lors d’une consultation de suivi) sont précieux.

Examen de surveillance recommandé (principe informatif) : la mesure de la créatinine sérique et le calcul du débit de filtration estimé (eGFR) donnent une première appréciation de la fonction rénale. L’analyse d’urine (recherche de protéines ou d’hématurie) complète le tableau. La fréquence de ces contrôles dépend des facteurs de risque et des traitements en cours ; elle doit être définie avec le médecin traitant.

Cas concret : Monsieur Ahmed, 68 ans, diabétique et hypertendu, prend plusieurs médicaments chaque jour. Lors d’une consultation pour une douleur articulaire, il achète un anti-inflammatoire en automédication. Après quelques jours de chaleur et une moindre hydratation spontanée, il consulte pour une baisse d’appétit et une somnolence. Les examens révèlent une augmentation significative de la créatinine. La combinaison du diabète, de l’hypertension, de l’âge et d’une prise d’anti-inflammatoire sans surveillance illustre bien le risque multi-factoriel.

Actions concrètes à mettre en place :

  • 📝 Tenir une liste actualisée de tous les médicaments et compléments (incluant les produits sans ordonnance).
  • 💧 Veiller à une hydratation régulière en période de chaleur ou de maladie.
  • 🩺 Demander un bilan rénal de base avant d’entamer un traitement prolongé si des facteurs de risque sont présents.

Insight : le risque d’insuffisance rénale est souvent la résultante d’une conjonction de facteurs : âge, pathologies chroniques, déshydratation et exposition médicamenteuse. La prévention vise donc autant les comportements que la révision des traitements.

Lisez aussi  Intoxication au cadmium : le test en laboratoire désormais remboursé - Découvrez comment procéder après l'accord historique

Automédication et antalgiques : bons réflexes pour limiter l’endommagement rénal

L’automédication est une pratique courante pour gérer douleurs, maux de tête ou troubles digestifs. Sa souplesse est utile au quotidien mais elle comporte des risques, notamment pour les reins. Savoir quand arrêter, à quel moment consulter et quelles précautions adopter réduit la probabilité d’une néphrotoxicité cumulative.

Repères pratiques :

  • ⏳ Ne pas prolonger l’usage d’un même médicament en vente libre au-delà de quelques jours sans avis médical.
  • 🧾 Vérifier la composition des produits achetés en parallèle (certains mélanges contiennent plusieurs principes actifs similaires).
  • 👩‍⚕️ Profiter d’une discussion avec le pharmacien pour comprendre les alternatives locales ou non néphrotoxiques, et pour obtenir une surveillance si l’utilisation doit continuer.

Les protecteurs gastriques (IPP) sont souvent utilisés en association à des traitements anti-inflammatoires ou pour des reflux. Si leur usage est prolongé, il est pertinent d’en discuter avec le médecin, car il existe des signaux d’alerte associés à une possible affection rénale lorsqu’un traitement est entamé sans raison claire et sans suivi.

Pratiques sécurisantes dans la vie familiale :

  1. Conserver une fiche médicamenteuse accessible à tous les membres du foyer (nom du médicament, raison, date de début).
  2. Planifier une revue annuelle des traitements avec le médecin traitant ou le pharmacien, surtout au-delà de 45 ans.
  3. En cas de fièvre, diarrhée ou vomissements — situations favorisant la déshydratation — stopper l’automédication et consulter si la douleur persiste.

Pour des douleurs localisées, la solution de la pommade ou du gel peut sembler rassurante. Cependant, il est utile de connaître les limites de ces produits et l’impact potentiel sur la charge médicamenteuse globale : informations sur pommades anti-inflammatoires. De même, lors du choix entre génériques et spécialités, une vigilance s’impose si la substitution se produit fréquemment : vigilance sur les génériques.

Nuance importante : il n’existe pas de règle universelle applicable à tous. Certains traitements nécessaires peuvent être indispensables pour la qualité de vie et nécessitent une surveillance adaptée plutôt qu’une interruption. La priorité est d’instaurer un dialogue régulier entre le patient, le médecin et le pharmacien pour ajuster les risques et les bénéfices selon le contexte individuel.

Insight : l’automédication n’est pas interdite mais mérite des limites claires. La réduction de la durée d’usage, la vérification des interactions et la consultation en cas de persistance des symptômes constituent des gestes simples et efficaces pour protéger les reins.

Surveillance rénale : examens utiles, fréquence et interprétation pour la vie quotidienne

La surveillance rénale repose sur quelques examens simples, accessibles et informatifs. Connaître leur rôle et leur fréquence possible permet d’anticiper et de détecter tôt une souffrance rénale liée aux médicaments.

Examen de base : la créatinine sérique. Elle permet d’estimer le débit de filtration glomérulaire (eGFR), indicateur synthétique de la capacité filtrante des reins. Une augmentation de la créatinine peut signaler une altération récente ou progressive. L’albuminurie (ou protéinurie) détectée sur une bandelette urinaire ou par dosage quantitatif est un autre signal d’alerte : elle traduit souvent une atteinte glomérulaire.

Analyse d’urine : simple et informative. Elle recherche des signes tels que la présence de sang, de protéines ou de cristaux. La cristallurie peut orienter vers une précipitation médicamenteuse, tandis que la leucocyturie sans bactériurie peut évoquer une néphrite interstitielle.

Fréquences indicatives (à discuter avec le médecin) :

  • 🔹 Avant l’initiation d’un traitement potentiellement néphrotoxique chez une personne à risque : mesure de la créatinine et eGFR.
  • 🔹 Contrôles rapprochés (2–4 semaines) après le début d’un traitement considéré à risque si le patient présente des facteurs de vulnérabilité.
  • 🔹 Suivi annuel au minimum pour les personnes >45 ans ou en cas de pathologies chroniques (hypertension, diabète).

Interpréter ces résultats requiert une approche nuancée. Une baisse légère de l’eGFR peut être réversible si la cause (déshydratation, médicament) est corrigée rapidement. En revanche, des altérations persistantes appellent une prise en charge spécialisée. La variabilité individuelle est importante : certaines personnes tolèrent mieux certaines classes médicamenteuses que d’autres.

Conseil pratique : conserver une copie électronique ou papier des bilans rénaux permet aux différents professionnels (médecin traitant, spécialiste, service d’imagerie) d’avoir une vision globale et d’éviter les décisions isolées qui pourraient compromettre la fonction rénale.

Rappel de prudence médicale : Les informations de cet article sont à titre informatif et préventif. Elles ne remplacent pas l’avis d’un médecin, d’un pédiatre ou d’un professionnel de santé. En cas de doute, de symptômes persistants ou d’inquiétude, consultez un professionnel qualifié.

Insight : une surveillance simple et programmée réduit le risque d’évolution silencieuse vers une insuffisance rénale, en permettant des ajustements de traitements au moment opportun.

Scénarios de vie et réponses réalistes : études de cas pour les familles

Un fil conducteur concret permet d’illustrer comment la théorie se traduit dans le quotidien des familles. Voici trois scénarios plausibles, leurs facteurs de risque combinés et des pistes d’action réalistes, non prescriptives, mais orientées vers la sécurité.

Cas 1 — Claire, 52 ans (fil conducteur) :

Claire gère un foyer, travaille à temps plein et souffre de douleurs lombaires chroniques. Elle prend des comprimés d’antalgiques au moindre épisode et applique une pommade anti-inflammatoire localement. Lors d’une canicule, elle se sent plus fatiguée que d’habitude. Sa liste de médicaments inclut également un protecteur gastrique pris depuis des mois.

Lisez aussi  Médicaments génériques : vigilance requise face à ces 3 catégories clés

Actions réalistes :

  • 📋 Faire le point avec le pharmacien sur toutes les formes de produits anti-inflammatoires utilisés (systémiques et topiques).
  • 🩺 Demander une mesure de la créatinine et une analyse d’urine pour établir une base de surveillance.
  • 💧 Augmenter l’attention à l’hydratation lors d’épisodes de chaleur et signaler toute modification de l’urine (couleur, fréquence).

Cas 2 — Parent solo avec charge mentale élevée :

La personne jongle entre travail, enfants et rendez-vous médicaux. L’automédication est une solution pratique pour gérer douleur et troubles du sommeil. Le principal risque est l’accumulation de produits et l’oubli d’un suivi.

Actions réalistes :

  • 🗂️ Centraliser la liste des médicaments sur une application ou un carnet accessible en cas d’urgence.
  • 📆 Profiter d’une consultation annuelle pour une revue médicamenteuse et une prescription consolidée.

Cas 3 — Personne âgée poly médicamenteuse :

La combinaison d’antihypertenseurs, d’antidiabétiques et d’antalgiques peut exposer à des interactions néphrotoxiques, surtout lors d’une infection ou d’une déshydratation.

Actions réalistes :

  • 👥 Impliquer un proche pour aider à la surveillance des rendez-vous et des bilans.
  • 🩺 Solliciter une consultation de pharmacologie clinique pour une optimisation du traitement.

Pour approfondir la compréhension des interactions possibles entre médicaments et sommeil, et l’impact sur la qualité de vie, une lecture utile est disponible ici : médicaments et perturbation du sommeil. Ces liens permettent de mieux appréhender les effets secondaires qui, indirectement, influencent la vulnérabilité rénale (par ex. altération des habitudes d’hydratation, fatigue entrainant une moindre surveillance).

Insight : des actions modestes, coordonnées et régulières (liste de médicaments, bilans de routine, communication avec le pharmacien) transforment la gestion du risque en routine protectrice pour toute la famille.

Prévention durable : éducation thérapeutique et habitudes à intégrer au quotidien

La prévention de l’endommagement rénal repose sur des changements de pratiques simples, réalistes et compatibles avec une vie de famille chargée. L’éducation thérapeutique vise à donner des repères concrets : quand consulter, comment prioriser les gestes, et comment parler de son traitement avec les professionnels.

Mesures préventives quotidiennes :

  • 🧾 Tenir une fiche médicamenteuse à jour et la présenter à chaque consultation.
  • 💧 Prendre l’habitude d’une hydratation régulière, surtout en période chaude ou lors d’efforts prolongés.
  • 👂 Échanger avec le pharmacien sur les alternatives moins néphrotoxiques lorsque c’est possible.

Au niveau du suivi médical, demander un point régulier sur la fonction rénale à l’occasion des bilans annuels et avant la prescription d’un nouveau médicament à risque est une pratique protectrice. Les professionnels (médecin traitant, néphrologue, pharmacien) sont les mieux placés pour orienter la fréquence des contrôles.

Ressources pratiques :

  • 📞 Les lignes d’écoute locales et les services de prévention peuvent orienter vers des bilans gratuits ou remboursés.
  • 🔗 Des fiches synthétiques disponibles en pharmacie peuvent aider à identifier les médicaments à surveiller.

Pour les personnes souffrant de symptômes circulatoires ou de lourdeurs aux jambes, qui peuvent s’accompagner de polythérapie, il existe des remèdes et approches pour améliorer le confort quotidien tout en restant vigilants sur la tolérance rénale : solutions pour jambes lourdes.

Intégrer ces habitudes dans la routine familiale demande du temps et parfois un accompagnement. Un proche ou un professionnel peut aider à structurer les rendez-vous et vérifier les bilans. La clé est la progressivité : un geste simple (mettre à jour la fiche médicamenteuse) fait souvent plus que de grandes résolutions non tenues.

Insight : la prévention durable combine information, petits gestes quotidiens et échanges réguliers avec les professionnels : c’est une stratégie accessible et efficace pour limiter la néphrotoxicité.

Ce qu’il faut retenir pour avancer sans se juger

La gestion du risque rénal lié aux médicaments du quotidien est avant tout une question d’information et d’organisation. Après 45 ans, la fonction rénale devient plus fragile et chaque choix thérapeutique doit être discuté à la lumière des facteurs personnels : comorbidités, hydratation, polythérapie et situations de stress physiologique (fièvre, diarrhée, canicule).

Un point d’action simple à tester dès aujourd’hui : réunir tous les produits (médicaments prescrits, en vente libre, pommades, compléments) et en faire la liste complète. Ce document servi comme base de discussion lors d’une consultation ou à la pharmacie facilite la réduction de la charge médicamenteuse et la mise en place d’une surveillance rénale adaptée, sans jugement.

Clause de prudence médicale : Les informations présentées ici sont à titre informatif et préventif. Elles ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, de symptômes persistants ou d’inquiétude, il est recommandé de consulter un médecin ou un pharmacien.

Insight final : la protection des reins au quotidien passe par des gestes simples, une meilleure communication entre membres de la famille et professionnels, et une surveillance adaptée. Ces mesures protègent la santé sans imposer de sacrifices déraisonnables au quotidien.

À partir de quel âge faut-il surveiller la fonction rénale régulièrement ?

La vigilance augmente à partir de 45 ans en raison d’un déclin physiologique du nombre de néphrons. En présence d’hypertension, de diabète ou de traitements répétés, il est conseillé d’évoquer une surveillance (créatinine, eGFR) avec le médecin traitant.

L’automédication d’un antalgique quelques jours est-elle dangereuse pour les reins ?

Quelques jours d’utilisation ponctuelle ne signifient pas toujours un risque immédiat, mais la répétition, l’association avec d’autres médicaments ou une déshydratation augmentent la probabilité d’effets néphrotoxiques. En cas d’usage prolongé, consulter un professionnel.

Quels signes doivent inciter à consulter en urgence ?

Signes d’alerte : baisse marquée des urines, gonflement rapide des jambes/visage, confusion ou somnolence inhabituelle. Ces signes exigent une évaluation médicale rapide.

Comment limiter le risque si des médicaments néphrotoxiques sont indispensables ?

Demander une surveillance régulière (créatinine, eGFR), maintenir une hydratation appropriée et planifier des bilans périodiques avec le médecin; l’objectif est d’ajuster les traitements selon le profil individuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut